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France · Revenus du capital · Revenus 2025

Flat tax ou barème

On vous dira de comparer votre taux marginal à 12,8 %. C'est faux, et cette page montre pourquoi : l'abattement de 40 % sur les dividendes, la CSG déductible et la décote déplacent le point de bascule, parfois de plus de dix mille euros de revenu.

« La flat tax à 30 % » n'en fait plus 30 pour tous les revenus de 2025. La CSG passe de 9,2 % à 10,6 % (LFSS 2026, art. 12), et la date d'effet n'est pas la même selon la nature du revenu : dès les revenus de 2025 pour les revenus du patrimoine — plus-values de cession, revenus de source étrangère —, mais seulement au 1er janvier 2026 pour les produits de placement versés par un établissement français. Sur les revenus de 2025, une plus-value supporte donc 18,6 % de prélèvements sociaux quand un dividende français en supporte 17,2 %.

Votre foyer

Le barème est progressif : le même dividende n'est pas imposé pareil selon ce qu'il y a en dessous.

Vos revenus du capital

Les seuls à bénéficier de l'abattement de 40 %, et seulement sur option pour le barème.

Aucun abattement, dans les deux régimes.

Elles relèvent des revenus du patrimoine : la hausse de CSG s'y applique dès 2025.

Décisif pour 2025 : un payeur français relève des produits de placement, encore à 9,2 % de CSG. Un payeur étranger relève du patrimoine, déjà à 10,6 %.

Le prélèvement forfaitaire vous fait gagner
158
Dont 260 € dès cette année, et 102 € l'an prochain par la CSG déductible.
Sur 5 000 € de revenus du capitalForfaitBarème
Assiette de l'impôt sur le revenuabattement de 40 % sur option seulement5 0003 000
Impôt sur le revenu640900
Prélèvements sociauxidentiques : même base, mêmes taux860860
Total de l'année1 5001 760
Votre taux marginal
30 %
CSG déductible
340 €
Base « produits de placement »
5 000 € à 17,2 %
Base « revenus du patrimoine »
0 € à 18,6 %
Ne prenez pas l'option ici. Le prélèvement forfaitaire s'applique de plein droit : il n'y a rien à demander. L'option ne se justifierait que si vos autres revenus du capital, non saisis ici, changeaient la comparaison.
À savoir avant d'utiliser ce chiffre.
  • L'option pour le barème est globale, annuelle et irrévocable. Elle vaut pour *tous* les revenus de capitaux mobiliers et *toutes* les plus-values du foyer, pas pour le placement que vous examinez. Un simulateur qui raisonne sur un seul produit ne répond donc pas à la question posée.
  • Les prélèvements sociaux sont identiques dans les deux régimes : ils frappent la base brute, avant tout abattement, que vous optiez ou non. Ce qui se compare est donc le seul impôt sur le revenu.
  • La « flat tax à 30 % » n'en fait plus 30 pour tous les revenus de 2025. La CSG passe de 9,2 % à 10,6 % (LFSS 2026, art. 12), et la date d'effet diffère selon la nature du revenu : dès les revenus de 2025 pour les revenus du patrimoine — plus-values de cession, revenus de source étrangère —, mais seulement au 1.1.2026 pour les produits de placement versés par un établissement français. Une plus-value de 2025 supporte donc 18,6 % de prélèvements sociaux là où un dividende français en supporte 17,2 %.
  • La CSG déductible ne joue pas la même année. Elle se retranche du revenu global de l'année où elle est payée, soit l'année suivante — et elle n'existe que sur option pour le barème. Elle est chiffrée à part pour cette raison.
  • Ce calcul ne traite ni l'assurance-vie, dont les produits ont leur propre régime et leurs abattements de 4 600 et 9 200 €, ni les abattements pour durée de détention, réservés aux titres acquis avant 2018, ni l'abattement fixe des dirigeants partant à la retraite, ni la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus.
  • L'abattement de 40 % sur les dividendes n'existe que sur option pour le barème, et il déplace le point de bascule : le barème n'imposant que 60 % du dividende, le forfait ne devient meilleur qu'au-delà d'un taux marginal d'environ 21,3 % (12,8 / 0,6), et non de 12,8 %. Aucune tranche ne vaut 21,3 % — en pratique, le barème l'emporte jusqu'à 11 % et le forfait à partir de 30 %.

L'option est globale, annuelle et irrévocable

C'est le point que la plupart des simulateurs passent sous silence en raisonnant sur un seul placement. L'option pour le barème vaut pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et des plus-values du foyer entrant dans le champ du prélèvement forfaitaire, pour l'année entière. On ne choisit pas produit par produit, et une fois la date limite de déclaration passée, on ne revient pas dessus.

Conséquence pratique : un chiffrage qui ne porterait que sur votre assurance-vie ou que sur vos dividendes ne répond pas à la question. Il faut additionner.

Les prélèvements sociaux ne se comparent pas : ils sont identiques

Ils frappent la base brute, avant tout abattement, que vous optiez ou non — la DGFiP le précise expressément pour l'abattement de 40 %. Ce qui se compare est donc le seul impôt sur le revenu : 12,8 % forfaitaires d'un côté, le barème de l'autre, mais appliqué à une base réduite.

Pourquoi la règle du pouce est fausse

Sur les dividendes, l'abattement de 40 % fait que le barème n'impose que 60 % du montant. Le forfait ne devient donc meilleur qu'au-delà d'un taux marginal d'environ 21,3 % (12,8 ÷ 0,6), et non de 12,8 %. Aucune tranche du barème ne vaut 21,3 % : en pratique, le barème l'emporte largement au-delà du point où la règle du pouce le condamnerait.

Et la décote renverse la règle dans l'autre sens. Elle se réduit de 45,25 % de l'impôt : dans sa zone, un euro de revenu supplémentaire coûte non pas 11 % mais environ 16 %. Mesuré pour un célibataire percevant 5 000 € d'intérêts, le forfait passe devant dès 20 000 € de salaire — alors que le foyer est encore dans la tranche à 11 %, donc « largement sous 12,8 % » selon la règle du pouce.

C'est pourquoi ce calculateur ne multiplie rien par un taux marginal : il fait deux calculs d'impôt complets, l'un sans vos revenus du capital et l'autre avec, et prend la différence.

La CSG déductible ne joue pas la même année

Elle n'existe que sur option pour le barème, à hauteur de 6,8 % — et ce taux n'a pas suivi la hausse de la CSG : la part non déductible passe donc de 2,4 à 3,8 points. Surtout, elle se retranche du revenu global de l'année où elle est payée, soit l'année suivante. Elle est donc chiffrée à part, plutôt qu'ajoutée en douce à l'économie de l'année.

Ce que ce calcul ne fait pas

Il ne traite ni l'assurance-vie, dont les produits ont leur propre régime, leurs abattements de 4 600 et 9 200 € et une CSG restée à 9,2 %, ni les abattements pour durée de détention, réservés aux titres acquis avant 2018, ni l'abattement fixe des dirigeants partant à la retraite, ni la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Il ne traite pas davantage les revenus fonciers ni les plus-values immobilières, qui relèvent d'autres régimes et restent à 9,2 % de CSG.

Sources

Avertissement. Estimation à caractère indicatif, calculée à partir des valeurs que vous saisissez et des barèmes officiels publiés à la date indiquée. Ne constitue ni un conseil fiscal, ni un conseil juridique, ni un conseil en investissement. Votre situation réelle peut comporter des éléments que ce calculateur ne prend pas en compte : faites confirmer par un professionnel avant toute décision engageante.